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Café décroissance sur Ecopop avec Anne-Catherine Menétrey-Savary

Le ROC-Vaud est heureux de vous inviter à son prochain Café décroissance…

« Trop d’humains ou trop d’égoïstes ? Ecopop en débat »

qui aura lieu le mardi 7 octobre 2014 à 19h, à Pôle Sud.

Invitée : Anne-Catherine Menétrey-Savary.

Présentation :

Le 30 novembre prochain les ciotyen-ne-s suisses devront se prononcer sur l’initiative « Halte à la surpopulation – Pour la préservation des ressources naturelles », lancée par Ecopop, du nom de l’association « Ecologie et population ». Cette initiative s’inscrit clairement dans le prolongement de celle xénophobe de l’UDC contre «l’immigration de masse» visant à imposer des contingents, tout en allant plus loin puisqu’elle veut limiter à 0,2% par an la croissance de la population résidente.

http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=8935

http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=8935

Si les initiant-e-s prétendent s’attaquer aux effets néfastes de la croissance (mitage du territoire, infrastructures de transport insuffisantes, logements inabordables, ressources énergétiques non renouvelables, etc.) ils font en fait porter le chapeau à l’immigration et à la surpopulation des pays en développement. Ce réflexe néomalthusien n’est malheureusement pas récent dans l’histoire de l’écologie politique.

On peut en effet parler de tradition néomalthusienne au vu des écrits sortis durant les 50 dernières années : ceux de Paul Ehrlich, en 1968, proposant des stérilisations forcées pour éviter l’apocalypse pour l’an 2’000 ; ceux de Garrett Hardin en 1974, plaidant pour le contrôle des naissances et une suspension de l’aide alimentaire aux pays pauvres car la survie de l’occident l’exigerait ; l’appel pour une réduction importante de la population, dans les années 1980, de la part des membres du mouvement de la deep ecology (Dave Foreman appelle à ne pas apporter d’aide en Ethiopie durant la famine pour « laisser la nature retrouver un équilibre »). Plus récemment enfin, en 2009, à l’aube du Sommet de Copenhague, le think thank Optimum Population Trust défendait une étude démontrant qu’il valait mieux économiquement investir dans le planning familial que dans les énergies renouvelables pour baisser le CO2.

Mais pour la plupart des décroissants, ce sont bien les modes de production et de consommation qui aggravent le dérèglement climatique. Pour aborder ces questions, et montrer que l’équation d’Ecopop selon laquelle si l’on était moins nombreux on respecterait davantage la nature ne tient pas, nous aurons la chance d’accueillir pour un Café décroissance, Anne-Catherine Menétrey-Savary, ancienne membre du Parti ouvrier et populaire (POP), ancienne conseillère nationale et actuelle membre des Verts.

Entrée libre.

Informations pratiques

Quoi ? Le débat se continue de manière informelle autour d’une soupe que le ROC-VD vous prépare. L’idée est que nous nous chargeons de cette soupe, et que vous apportiez, si vous le désirez, de quoi compléter cette soupe. Vous pourrez également acheter un verre au bar comme auparavant.

Organisation : Réseau Objection de Croissance – Vaud (ROC-VD) en collaboration avec Pôle Sud

Où ? : Pôle-Sud, Avenue Jean-Jacques Mercier 3, 1003 Lausanne (Métro M1-M2, arrêt Flon)

Au plaisir de vous retrouver nombreux et nombreuses!

Partager le temps de travail profite à tout le monde

Affiche créee par http://www.bizimugi.eu/

Affiche créee par http://www.bizimugi.eu/

L’ATS nous informe d’une étude publiée à Genève par le Bureau international du travail (BIT) qui explique que

Le partage du travail en période de crise est un outil efficace. L’expérience de la récession de 2008-2009 dans les pays industrialisés a montré qu’il permet de préserver des emplois. L’étude de 310 pages montre que « si les politiques de partage du travail sont bien conçues et mises en oeuvre, le résultat peut être bénéfique pour tous », ont expliqué ses auteurs Jon Messenger et Naj Ghosheh.«Les travailleurs peuvent conserver leur emploi, les entreprises peuvent surmonter la crise et se positionner pour le moment où la croissance repartira, tandis que la réduction du coût du chômage et de l’exclusion sociale profite aux pouvoirs publics et à la société dans son ensemble».

S’ensuit l’exemple de différents pays (Allemagne, Etats-Unis, Japon et Belgique) qui ont judicieusement entrepris ces mesures de partage du travail.

Avant tout, remercions le BIT de cette étude qui a le mérite de bien montrer que la réduction du temps de travail est quelque chose de profitable à toutes et tous. Dans nos sociétés en récession où le chômage est grandissant et le plein emploi est désormais un mythe, la plupart des observateurs conviennent qu’il s’agit de trouver d’autres modèles pour organiser le travail. Les idéologies du « travailler plus pour gagner plus » qui aiguillent encore nos sociétés provoquent autant d’aberrations que de maladies: pas étonnant puisque la pénibilité au travail ne cesse d’augmenter. Pourtant, l’ère du « perdre sa vie à la gagner » est récente, il semble que durant les âges nos ancêtres s’y sont plutôt écartés dès qu’ils le pouvaient. Comme le montre bien le penseur de la décroissance Paul Ariès, c’est l’avènement de l’économie de marché qui a provoqué cet inversion du cycle marchand, passant d’une acquisition de marchandises qui nous étaient utiles à une production basée sur l’accumulation et l’accélération.

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