Jacques Grinevald

Jacques Marie Léon Grinevald, né le 14 janvier 1946 à Strasbourg, philosophe et historien français

Œuvre

Les travaux de Jacques Grinevald sont essentiellement pluri- et trans-disciplinaires et concernent les aspects historiques et épistémologiques de la crise écologique mondiale qui s’annonce depuis les lendemains de la Grande Guerre de 14-18. Il développe sa pensée autour de deux grandes figures: le savant russe Vladimir Vernadski (1863-1945) dont il a signé l’introduction de l’édition critique de La Biosphère en anglais, en italien et a contribué à la traduction espagnole. Il a été l’ami du grand économiste roumano-américainNicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) dont il a traduit et préfacé (avec Ivo Rens) les thèses bioéconomiques sous le titre de « La Décroissance »: entropie-écologie-économie(pdf). Il termine une monumentale somme chrono-bibliographique intitulée Penser et repenser la révolution industrielle où il propose de reconsidérer la notion de Révolution Industrielle à la lumière de la révolution thermodynamique depuis Nicolas Léonard Sadi Carnot (1824).

Il vient de publier un livre somme sur le climat et le pétrole, mais aussi toute la problématique de l’évolution de notre planète Terre sous le titre : La Biosphère de l’Anthropocène. Pétrole et Climat, la double menace. Repères transdisciplinaires 1824-2007, Éditions Médecine & Hygiène, Genève, Suisse, 2007. À lire: entretien avec Jacques Grinevald à propos de son livre

Biographie

Fils aïné de Théodore Grinevald (1919-1975), syndicaliste chrétien français devenu en 1951 fonctionnaire international à l’Organisation internationale du travail.

1970-1971 coopérant et professeur en République du Tchad ; 1972-1974 : responsable du Service de Presse et d’Information de l’Université de Genève ; 1973-1980 assistant à l’Université de Genève (Fac. de droit) ; 1974-…. chercheur, chargé de cours, puis professeur à l’Institut universitaire d’étude du développement (iuéd) ; 1980-…. chargé de cours à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ; 1980-2005. Chargé de cours à la Faculté des sciences économiques et sociales, Uni Genève.

En 2008, il participe avec quelques jeunes à la création du Réseau Objection de Croissance (R.O.C) Suisse.

Domaines de recherches

Histoire et épistémologie du développement scientifique et technique ; Histoire des idées de l’écologie politique et de l’écologie scientifique globale ; Changements climatiques ; Économie écologique ; Histoire de l’effet de serre. Domaines d’enseignement : Écologie globale et développement soutenable ; Science et politique de l’effet de serre et des changements climatiques ; Histoire et épistémologie de l’économie écologique.

Jacques Grinevald collabore à de nombreuses publications comme La Revue européenne des sciences sociales et Cahiers Vilfredo ParetoL’ÉcologisteSilenceTransversalesStratégies énergétiques biosphère & sociétéLa Recherche, le Journal de Genèvela Tribune.

Membre de sociétés savantes

  • AAAS (American Association for the Advancement of Science)
  • Geological Society of London
  • History of Science Society
  • International Association of Ecology (INTECOL)
  • International Society for Ecological Economics (ISEE)
  • The New York Academy of Sciences
  • Membre du comité de ECOROPA ; ancien collaborateur du World Council For The Biosphere
  • membre du Conseil scientifique des Parcs de France.

Bibliographie

Sélection d’articles de Jacques Grinevald :

  • « Réflexions sur l’entropie », Réseaux, revue interdisciplinaire de philosophie morale et politique, 1973, 20-21, p. 71-82. (Réseaux. Centre interdisciplinaire d’études philosophiques de l’Université de Mons.)
  • La Notion d’entropie dans la pensée contemporaine. Fragments pour une réflexion holistique sur le temps, le désordre et la mort. Mémoire de maîtrise de philosophie. Université de Besançon, faculté des lettres et des sciences humaines, 1973, 245 p. (Inédit, dactylographié.)
  • « Science et développement : esquisse d’une approche socio-épistémologique », La Pluralité des Mondes. Théories et pratiques du développement, Cahiers de l’I.U.E.D., 1, Genève, I.U.E.D, Paris, P.U.F., 1975, p. 31-97.
  • « La Révolution carnotienne. Thermodynamique, économie et idéologie », Revue européenne des sciences sociales et cahiers Vilfredo Pareto, no 36, Paris, P.U.F., 1976, p. 39-79.
  • « Révolution industrielle, technologie de la puissance et révolutions scientifiques. Essai bibliographique critique », La Fin des Outils, Cahiers de l’I.U.E.D., 5, Genève, I.U.E.D, Paris, P.U.F., 1977, p. 147-202.
  • « Nouveaux entretiens sur la pluralité des mondes. Microcosme et macrocosme », Les Sept points cardinaux, orientations éco-logiques, Cahiers de l’I.U.E.D., 7, Genève, I.U.E.D, Paris, P.U.F., 1978 p. 149-220.
  • « Le progrès et l’entropie », Le Progrès en questions, (Actes du IXe colloque de l’A.I.S.L.F., Sociologie du Progrès, Menton, 12-17 mai 1975), Paris, Anthropos, 1978, p. 89-129.
  • L’Architecture hydraulique au XVIIIème sièce : un paradigme vitruvien (Contribution à une sociologie historique de la technologie). Itinéraires, notes et travaux, n° 2, Genève, I.U.E.D., février 1979, 29,7 cm, 70 p., ill.
  • « Le Sens bioéconomique du développement humain : l’affaire Nicholas Georgescu-Roegen », Revue européenne des sciences sociales et Cahiers Vilfredo Pareto, tome 18, no 51, 1980, p. 59-75.
  • Le Développement de la crise planétaire et le catastrophisme de l’âge nucléaire. Repérages bibliographiques, 1945-1982.Itinéraires, notes et travaux, no 26, Genève, I.U.E.D., 1981. 29,7 cm, 21 p. (Nouvelle éd., 1982, 39 p. ; 1945-1984. Nouvelle éd. revue et complétée, 1985 et 1987. 205 p.)
  • « La Thermodynamique, la révolution industrielle et la révolution carnotienne », Entropie, no hors série, Thermodynamique et sciences de l’homme, 1982, p. 21-32. (Colloque international tenu à Créteil et à Paris, 22-23 juin 1981.)
  • La Quadrature du CERN, par Jacques Grinevald, André Gsponer, Lucile Hanouz et Pierre Lehmann. Préface de Robert Jungk. – Lausanne, éditions d’en bas, 1984. 186 p., ill. (Essai indisciplinaire publié à l’occasion du 30e anniversaire du Cern, le 29 septembre 1984.)
  • « Entropologie : le catastrophisme en perspective », Crise et chuchotements, interrogations sur la pertinence d’un concept dominant, Cahiers de l’I.U.E.D., 15, Genève, I.U.E.D, Paris, P.U.F., 1984, p. 165-195.
  • « Le Développement de/dans la biosphère », L’Homme inachevé, un devenir à construire : les possibles de demain, Cahiers de l’I.U.E.D., 17, Genève, I.U.E.D, Paris, P.U.F., 1987, p. 29-44.
  • « On a holistic concept for deep and global ecology : the Biosphere », Fundamenta Scientiae, no 8(2), Strasbourg 1987, p. 197-226.
  • « L’Effet de serre de la Biosphère. De la révolution thermo-industrielle à l’écologie globale », Stratégies énergétiques, biosphère & société, no 1, Genève, Hygiène et médecine, 1990, p. 9-34. (http://www.unige.ch/sebes/textes/1990/1990Grinevald.html)
  • « L’aspect thanatocratique du génie de l’Occident et son rôle dans l’histoire humaine de la Biosphère », Revue européenne des sciences sociales (Cahiers Vilfredo Pareto), T. 29, no 91, Paris, P.U.F., 1991, p. 45-64. Bibliogr. p. 60-64.
  • « Hommage à Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) », Stratégies énergétiques, biosphère & société, Genève, Hygiène et médecine, 1995, p. 149-151.
  • « Verbatim : Entretien avec Jacques Grinevald. » Propos recueillis par Laurent Jacquelin dans Transversales, no 2, septembre-octobre 2003, 11 p. (http://grit.agence-revolutions.com/illustrations-2-sept03/entretien-jacques_grinevald.pdf.)
  • « Si rien ne change, tout va changer », dans Transversales, sciences et cultures, 30 septembre 2003. http://grit-transversales.org/article.php3?id_article=21
  • « Rio + 10 ! », dans « De Monterrey à Johannesburg : quel développement ? », dossier de Transversales, Science, Culture, 2002. http://www.planetecologie.org/JOBOURG/Francais/transversales/grinewald.htm
  • « Note sur la spécificité d’une dynamique civilisationnelle », par Jacques Grinevald, Brouillons pour l’avenir : contributions au débat sur les alternatives, sous la direction de Christian Comelieu, Nouveau Cahiers de l’I.U.E.D., 14, Genève, I.U.E.D, Paris, P.U.F., 2003, p. 75-98.
  • « Le débat sur l’effet de serre : pourquoi cette chaleur et ce climat d’incertitude? », dans B. Lachal et F. Romerio, éds, L’énergie, controverses et perpsectives, Université de Genève, Centre universitaire d’étude des problèmes de l’énergie (CUEPE), 2003a, p.77-106.
  • « La Révolution industrielle à l’échelle de l’histoire humaine de la Biosphère », Revue européenne des sciences sociales, Genève, Librairie Droz, 2006, XLIV, no 134, p. 139-167. (Volume offert à Gérard Berthoud).
  • Penser et repenser la Révolution Industrielle à l’échelle du monde/1824-2006/Thinking and Rethinking the Industrial Revolution at the world scale, Genève, 2006, 550 p. (Inédit. Document pédagogique.)
  • La Biosphère de l’Anthropocène. Pétrole et climat, la double menace. Repère transdisciplinaire 1824-2007. Éditions Médecine & Hygiène, Genève, Switzerland, Georg, 2007. 24 cm, 292 p., ill. Collection : « Stratégies énergétiques, Biosphère et Société »
  • GEORGESCU-ROEGEN (Nicholas), Demain la décroissance. Entropie, écologie, économie. Traduction, présentation et annotation Jacques Grinevald et Ivo Rens. Lausanne, Éditions Favre, 1979. 21 cm, 157 p. [2e édition revue et augmentée. Traduit et présenté par Jacques Grinevald et Ivo Rens. Paris, Sang de la Terre, 1995. 21 cm, 220 p. ; 3 édition revue et augmentée. Paris, Ellébore et Sang de la Terre, 2006. 22,5 cm, 304 p.]
  • Une Planète, un avenir. Cheryl Simon Silver et Ruth S. DeFries pour l’Académie nationale des sciences (USA). Introduction par Jacques Grinevald. Trad. De l’américain par Agnès Bertrand. Paris, Sang de la Terre, 1992. 22 cm, XXIX-189 p., ill. (Collection : Nouveaux horizons.) Traduit de : One earth, one future.
  • SCHNEIDER (Stephen Henry), Où va le climat ? : que connaissons-nous du changement climatique ? Avec la participation de Pascale Morand Francis, David Stickelberger, Jacques Grinevald. Trad. et transcription Benoît Lambert. [Lyon,] Éd. Silence, Greenpeace, 1996. 21 cm, 63 p. (En avant-titre : Conférence Greenpeace, université de Genève, 16 mars 1995.)
  • LOVELOCK (James E.), Gaïa : une médecine pour la planète. Géophysiologie, nouvelle science de la terre, par James. Préface de Jacques Grinevald. [Trad. Française Bernard Sigaud.]. 2 édition. Paris, Sang de la Terre, 2001. 25 cm, 192 p., ill. (trad. de: Gaia, the practical science of planetary medicine).
  • La Biosphère de l’Anthropocène. Pétrole et Climat, la double menace. Repères transdisciplinaires 1824-2007, Éditions Médecine & Hygiène, Genève, Suisse, 2007.

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