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LES GRANDS MARCHÉS TRANS-OCÉANIQUES – ET NOUS ?

 

Conférence publique au

Centre St-François, Rue du Vorbourg 4, Delémont,

le samedi 13 décembre 2014 à 19.00 heures,

avec Paolo GILARDI et Jacques CAMBON

 

* * *

Le Réseau des Objecteurs de Croissance (ROC – JuraS) vous invite à participer à un débat public destiné à nous éclairer sur les enjeux globaux et locaux

des nouveaux accords commerciaux qui se négocient secrètement

entre l’Union européenne et les États-Unis (TAFTA: Grand Marché transatlantique),

et entre la Suisse et 50 autres pays (TiSA: Trade in Services Agreement).

Allons-nous laisser quelques grandes entreprises transnationales

(ici, par exemple, Syngenta, Novartis, Nestlé)

organiser et privatiser ce qui nous appartient et fonde le bien commun:

la terre, l’eau, les semences, les micro-organismes, le vivant en général,

les minéraux, les hydrocarbures, le savoir, l’Internet ?

Deux conférenciers présenteront brièvement ces enjeux

et répondront à vos questions:

Paolo GILARDI, de Genève,

membre du Syndicat des services publics,

et Jacques CAMBON, de Haute-Savoie,

ingénieur hydrologue, membre d’Attac 74.

Ce débat clôturera l’Assemblée générale du ROC-JuraS qui aura lieu

ce même jour dès 17.00 h. au Centre St-François.

Le réseau jurassien des objecteurs de croissance fêtera ainsi

sa première année d’existence avec ses proches amis

de la Sobriété heureuse, de l’Altermondialisme, des SEL, de la Gratiferia,

de Longo maï, d’Attac et de Librevent,

et avec toute personne qui s’inquiète de la décroissance en cours !

 

Quelques conseils pour une utilisation plus écolo de votre ordinateur

Quelques conseils de ma part pour améliorer votre efficacité d’utilisation des ordinateurs et autres appareils dotés d’un écran et d’une connexion internet (smartphones…).
Si vous en avez d’autres n’hésitez pas à rallonger / compléter cette liste ou à me demander de le faire (juras@decroissance.ch). Pareil si vous n’êtes pas d’accord avec ce que j’écris! Tous les commentaires / précisions sont les bienvenus… | Elena H.

Economie de la batterie (et donc d’énergie)
– éteignez l’appareil la nuit et chaque fois que vous ne l’utilisez pas, évitez les modes « veille »
– activez le mode « économie d’énergie » de votre appareil dans les réglages principaux, ou diminuez la luminosité de votre écran
éteignez le capteur wi-fi si vous n’utilisez pas internet (par exemple pendant que vous regardez un film sur votre ordinateur) ou si vous êtes branché(e) sur internet via un câble.
éteignez bluetooth lorsque vous ne l’utilisez pas
fermez les programmes / applications quand vous avez fini de les utiliser
– activez le mode « veille » lorsque vous faites une courte pause
– pensez au mode « avion » des smartphones que vous n’éteignez pas la nuit pour être sûr(e) que le réveil sonne…

Economie d’énergie en surfant: limiter le transfer de données:
– enregistrez les adresses des sites que vous visitez régulièrement dans vos favoris, c’est le moyen le plus économique d’accéder à un site web.
– tapez les  adresses des sites en entier dans la barre d’adresse de votre navigateur et non pas dans la barre de recherche Google, c’est moins économique qu’un favori enregistré mais plus économique d’une recherche.
– d’une manière générale, évitez d’utiliser inutilement les moteurs de recherche (type Google), chaque recherche consommant l’équivalent en électricité que ce qu’une ampoule consomme en une heure. désolée je ne sais plus d’où exactement je tiens cette information, c’était dit dans un reportage à la TSR…
évitez les pièces jointes inutiles dans vos e-mails, les signatures comprenant une image lourde par exemple. (« lourd » se dit d’un fichier informatique de taille importante, la taille étant mesurée en Ko, Mo et Go (Ko < Mo < Go ), c’est un peu compliqué mais EN GROS comprenez qu’il s’agit d’un « poids », une certaine quantité de données qui doivent être transférées, plus il y en as, plus c’est « lourd » et plus cela demande de l’électricité à envoyer). Si vous envoyez des images, vous pouvez en général en réduire la taille avant de les envoyer…
– Si vous devez envoyer un fichier à plusieurs personnes, il peut être intelligent de n’envoyer que le lien vers ce fichier (via dropbox, wetransfer, googledoc…), ceci afin d’éviter le dédoublement des données sur les serveurs ( si vous envoyez une photo à toute votre famille et que la moitié est chez bluewin, un tiers chez google et les autres chez sunrise, l’image sera stockée non pas 1x sur chacun des 3 serveurs bluewin-google-sunrise mais autant de fois qu’il y a de destinataire. Les serveurs consomment de l’electricité en permanence et plus il y a de données sur le net, plus il faut de serveurs actifs…)
– dans la même logique, dans les préférences de votre programme de lecture d’e-mail, vous pouvez choisir de stocker plus ou moins longtemps les mails sur le serveur de réception. Comme vos mails sont téléchargés sur votre ordinateur par votre programme, il n’est pas nécessaire de les garder indéfiniment sur un serveur en ligne…
Par exemple avec « MAIL » de Apple: menu Mail > Préférences > Comptes > (sélectionner un compte ) > avancé > cocher « après récupération, supprimer la copie du serveur : ( choisir un laps de temps, par ex. 1 mois) »
Cela ne supprimera que la copie du serveur, pas celle récupérée sur votre ordinateur (par contre si vous consultez votre boîte mail en ligne via un autre ordinateur, vous ne pourrez plus accéder aux vieux messages, c’est pourquoi pour les mails du ROC Juras je n’ai pas coché cette option, afin que tous les mails soient toujours accessibles, aussi si quelqu’un d’autre reprend le flambeau du secrétariat 🙂 )

Et pour surfer agréablement: installez AdBlock Plus sur votre navigateur (existe pour Chrome ou Firefox, Firefox étant apparemment pas mal plus éthique que Chrome qui appartient à Google), cela supprime toutes les publicités! Forcément on y gagne, tant en terme de quantité de données chargées en surfant qu’en abrutissement mental… (pour supprimer vraiment TOUTES les pubs, suivez les instructions données sur le site de Adblock, sinon seules les pubs envahissantes de type pop-up sont supprimées)

Voilà!
Si certains d’entre vous utilisent des serveurs « alternatifs » pour leurs comptes mails, je suis intéressée à les découvrir… curiosité personnelle !
Perso j’utilise Mailoo.org, qui ne collecte apparemment aucune donnée sur ses utilisateurs. Aucun nom ni adresse ne sont demandés lors de l’ouverture d’un compte…
De plus il s’agit d’un petit domaine dont les serveurs sont financés au moyen de dons des utilisateurs et non pas par la pub.

De même, votre avis sur Firefox, Ecosia, Thunderbird… et sur les autres alternatives à Microsoft, Apple et Google… Et tous vos conseils de surf intelligent … 🙂 Laissez des commentaires!

À propos d’alternative, il existe en une pour les smartphones: Fairphone  qui semble irréprochable. Mais bon soyons honnêtes, la vraie alternative, c’est un bon petit portable à l’ancienne, sans écran tactile, avec lequel on peut téléphoner 2h par jour et ne le recharger qu’une fois par semaine… Ou même carrément pas de portable pour les puristes !

Signez la pétition du comité STOP TISA

 Source du texte ci-dessous: ATTAC Suisse (http://www.suisse.attac.org/Signez-la-petition-du-comite-Stop)

  –> P E T I T I O N ! ! ! <–

Le 25 mars 2014, au cours d’une conférence de presse organisée à Berne, le comité Stop TiSA ! s’est officiellement présenté et a annoncé le lancement d’une pétition contre l’Accord sur le commerce des services (TiSA en anglais). A l’instar du mouvement international d’opposition (http://stop-tafta.info/wiki/Accueil), différents partis, associations et syndicats, dont attac suisse, s’opposent fermement à la signature du traité de commercialisation des services discuté en secret par le SECO et les milieux économiques suisses.

Vous trouvez toutes les informations utiles sur cette comité et pouvez dès à présent signer la pétition à cette adresse : http://stop-tisa.ch/wordpress/?page_id=96

Voici également un texte d’introduction sur la problématique des accords de libres échanges qui détruisent la démocratie :

TiSA : quand le libre-échange menace la démocratie

Qu’est-ce que TiSA ?

TiSA, en anglais, signifie Trade in Services Agreement ou en français Accord sur le Commerce des Services (ACS). Cet accord vise la libéralisation totale du « marché des services ». Lancé sur initiative des Etats-Unis et de l’Australie en 2012, TiSA se trouve actuellement en phase de négociation. Une cinquantaine de pays (y compris ceux de l’Union Européenne) en font partie , dont la Suisse. Le sixième round a eu lieu en février 2014 à Genève. Négocié en dehors du cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), cet accord, une fois conclu, devrait toutefois s’élargir à l’ensemble des pays.

Contourner le blocage de l’OMC

Suite au blocage des négociations du cycle de Doha de l’OMC, les accords bilatéraux entre pays se sont multipliés dans le but de faire avancer la libéralisation des échanges. Récemment, des négociations ont été engagées en vue de trois grands accords plurilatéraux et cela dans le plus grand secret, à savoir :

TiSA (ou ACS) : Accord sur le Commerce des Services auquel participe la Suisse ;

APT (ou TAFTA) : Accord de Partenariat Transatlantique, entre les Etats-Unis et l’Union Européenne ;

TPP : Accord de Partenariat Trans-Pacifique auquel participent : Etats-Unis, Canada, Mexique, Japon, Australie, Malaisie, Chili, Singapour, Pérou, Vietnam, Nouvelle-Zélande, Brunei.

Si les contenus des négociations de l’APT et du TPP sont du moins partiellement connus grâce à des fuites, on ne sait pratiquement rien de concret sur TiSA, ni le parlement suisse ni le public ne sont informés. Les grandes entreprises, en revanche, sont étroitement associées aux négociations dans le cas des trois accords, accèdent aux informations, voire imposent leur agenda.

Que signifie libéralisation des échanges de services ?

Le but de TiSA est d’ouvrir à la concurrence internationale tous les services et de renoncer à toute protection des fournisseurs de services locaux ou nationaux. Si dans un domaine, des services privés existent à côté des services publics (par exemple hôpitaux, écoles), les deux auraient droit aux mêmes subventions, au nom de la « concurrence libre et non faussée ». Ainsi, par exemple, une université américaine pourrait s’établir en Suisse demandant un financement à la hauteur des universités publiques, aux frais du contribuable. Cet accord ouvre grand la porte à la privatisation du secteur public pour le seul profit des grandes entreprises. Les domaines de la santé et de l’éducation, par exemple, sont en effet d’immenses marchés potentiels.

La démocratie menacée

Ce qui est en jeu ici c’est le droit démocratique de déterminer quels services les collectivités publiques veulent mettre à disposition des citoyens, quelles règles adopter pour promouvoir la culture, protéger l’environnement, garantir l’accès à la formation et à la santé pour tous. Tout deviendrait une simple marchandise au plus grand profit des multinationales. En plus, de tels accords commerciaux comportent l’instauration de tribunaux d’arbitrage échappant aux droits des Etats contractants. Les entreprises peuvent ainsi porter plainte contre les Etats si elles se sentent lésées et demander des dédommagements qui peuvent atteindre des sommes faramineuses. Il est prévu que l’accord TiSA soit signé en 2014 déjà. Le parlement suisse sera ensuite appelé à le ratifier sans pouvoir en modifier ne serait-ce qu’une virgule. Il est à craindre que le parlement refuse de soumettre l’accord au référendum facultatif.

 

Le ROC Juras s’engage aux côtés d’ATTAC et se donne rendez-vous le vendredi 6 juin 2014 à 20h à La Marmite à Clous à Delémont pour commencer la récolte des signatures en format papier.