Archives mensuelles : avril 2015

Café décroissance « L’éducation à domicile, une alternative décroissante à l’école? »

Le ROC-Vaud est heureux de vous convier à son prochain Café décroissance, qui aura lieu comme d’habitude à Pôle Sud le mardi 5 mai 2015 à 19h, avec comme thème « L’éducation à domicile, une alternative décroissante à l’école? », et comme intervenant-e-s :

Mical Vuataz Staquet, titulaire du brevet d’avocat, est maman de trois  enfants instruits en famille, dont l’aîné a dix-neuf ans. feelogoElle est fondatrice du centre « Faire l’Ecole En Liberté » (FEEL), nouvellement créé dans le canton de Vaud, qui offre aux parents pratiquant l’instruction en famille (ou « école à domicile ») un lieu d’activités et d’échange spécifiquement conçu pour les aider dans leur mission d’éducation.

Mathieu Glayre, objecteur de croissance et co-rédacteur du journal romand  d’écologie politique Moins!. Il travaille également en tant qu’enseignant avec de jeunes migrant-e-s. Depuis la rentrée passée, avec sa compagne et un couple d’ami-e-s, il a décidé de tenter l’aventure de la déscolarisation de ses 3 enfants.

Plusieurs penseurs critiques de la croissance ou provenant de l’écologie politique se sont intéressés à la critique de la scolarisation de la société, pour faire le constat comme Ivan Illich que l’éducation, dans nos sociétés modernes, se réduisait souvent à un produit de consommation comme un autre. Cependant, remettre en question le paradigme de l’éducation obligatoire, revendiqué comme un héritage précieux des luttes menées par nos ancêtres pour une éducation disponible pour tou-te-s, ne va pas de soi.

Or l’école du 21ème siècle subit, comme d’autres institutions, les effet des politiques néolibérales : inégalités sociales accrues, assujettissement croissant des élèves à la logique de la concurrence et au mécanisme de l’endettement, marchandisation de la culture et des savoirs, transformation des institutions publiques en « entreprises », etc.

Dès lors, les critiques de la société de croissance, chères aux courants se réclamant de l’écologie, peuvent-elles faire l’économie de ce que Ivan Illich nomme le mythe de l’éducation nationale brute : « jeter à bas le mythe du « produit national brut » ne se conçoit pas sans s’attaquer en même temps à celui de « l’éducation nationale brute » qui conduit à la capitalisation de la main d’œuvre » (« Une société sans école », 1971) ?!

Notre Café décroissance propose donc de s’attaquer à ce mythe, et de tenter de répondre aux questions suivantes grâce à nos deux invité-e-s :

Les apprentissages capturés en-dehors du cadre de l’institution ne sont-ils pas largement dénigrés dans nos sociétés ?

L’apprentissage peut-il se faire en dehors de la consommation normalisée du savoir ?

Quelles formes de résistance pouvons-nous mettre en place pour que se forment des personnes libres de refuser les mirages de la société de croissance ?

 

La soirée est organisée par le ROC-VD dans le cadre de ses « cafés décroissance » en partenariat avec Pôle Sud.

Informations pratiques

Le débat continue de manière informelle autour d’une soupe que le ROC-VD vous prépare. L’idée est que nous nous chargeons de cette soupe, et que vous apportiez, si vous le désirez, de quoi compléter cette soupe. Vous pourrez également acheter un verre au bar.

Au plaisir de vous retrouver nombreux et nombreuses!

Café-décroissance à Fribourg

Mercredi 22 avril, 20h
Centre le Phenix (Rue des Alpes 7, Fribourg)

La croissance contre les femmes
Pour un féminisme antiproductiviste

avec

Alessia Di Dio

rédactrice de Moins !,
journal romand d’écologie politique

La croissance économique est loin d’être un processus neutre au niveau du genre. A l’instar de la nature, les femmes constituent pour le modèle dominant une ressource gratuite : l’exploitation de leur travail est indispensable à la survie d’un système qui, pourtant, n’a de cesse de le dévaloriser. Exclu dans la comptabilité du PIB et souvent négligé dans les discours féministes, pour lesquels l’émancipation passe nécessairement par l’accès à l’emploi, le travail de reproduction sociale constitue toutefois une dimension centrale dans les réflexions pour une société plus soutenable et souhaitable.

Revaloriser les tâches socialement « féminines », c’est remettre en cause le sens de l’égalité vers lequel nous cheminons. Sommes-nous vraiment sûrEs que l’émancipation passe par l’assimilation au modèle productiviste masculin ? N’est-ce pas oublier que l’homo œconimicus, cet agent calculateur qui hante les rêves des économistes et les cauchemars des objecteur-trice-s de croissance, est bel et bien… un « mâle » ?

Au plaisir de vous retrouver nombreux et nombreuses,
Réseau Objection de Croissance – Fribourg (ROC-FR)